Un B.A.B.I est ce que l’on appelle un Bébé Aux Besoins Intenses. Il peut se révéler très tôt, il n’y a pas de moyenne, même s’il y a eu un certain “recensement”, beaucoup de témoignages, démontrent que parfois cela se cache derrière une suspicion de reflux gastro-oesophagien entre autre. Car la logique humaine fait que l’on pense, d’abord, à un souci médical pour finalement laisser une place royale à un mythe : il va être habitué au bras, et si maman allaite, alors, son lait n’est pas nourrissant.
Les caractéristiques globales de ces bébés : Ils n’aiment pas être en écharpe, montrent vite de l’ennui, ils sont hypersensibles au bruit, à la lumière, aux stimulis. Ils dorment peu, ou quasiment pas. Ils ont un grand besoin d’attention, de bras, et de tétées calins. Ils refusent d’être posé, car ils se sentent abandonnés et pleurent beaucoup plus. Parfois, malgré un maternage intensif, ils ne s’arrêtent pas, au grand désespoir des parents, qui se sentent définitivement, incapables, à tord.
Alors que c’est à ce moment qu’on a besoin de soutien, l’entourage, malgré lui, arrive à grand coup de :
“Cet enfant a faim, pourquoi t’acharner à l’allaiter ? Et d’ailleurs, il faut l’habituer à ne pas être dans les bras, il deviendra capricieux”. Et c’est à ce moment-là que tout s’écroule.
Ces proches n’imaginent pas ce que vous traversez. Ils pensent bien faire, élevés à “l’ancienne”, certains pensent même vous secouer pour mettre un terme à votre maternage pour “dresser” l’enfant.
Surtout que, ça continue, empire, il ne pleure pas, il hurle, comme s’il était à l’agonie. Vous passez par tout un cheminement, et remise en question sur vos aptitudes. “Suis-je une mauvaise mère, ai-je assez de lait ? Mes proches ont raisons, je sois sevrer”. Et papa qui tourne en rond tel un lion en cage qui se sent, au moins, autant inutile que vous.
Mais, Maman, Papa, l’unique solution, est d’accompagner votre bébé, votre fort intérieur vous guide, ayez confiance.
Ce n’est pas le bébé que nous attendions, mais pourquoi moi, nous ? Pourquoi est-il aussi mal, que fait-on de mal ? Et bien, rien. Vous n’y pouvez rien. Le parent parfait n’existe pas. Où alors si je dois en donner la définition, ce sera celui qui fait du mieux qu’il peut et qui se remet en question. Parfois on se sent désarmé et tellement nul, mais nous n’avons plus le recul nécessaire.
On passe alors, par l’incompréhension, la crainte d’une maladie, la perte de confiance, puis arrive l’heure où l'on se résoud. Mais vous résoudre par obligation n’est pas la seule option, vous résoudre en vous disant que votre enfant est né ainsi, il reste votre bébé. Il est plus en demande, c’est difficile, mais l’acceptation, est la phase numéro 1 vers un avenir meilleur :
Prenons l’équation dans l’autre sens :
Bébé arrive, il est beau, on s’imaginait une bonheur sans faille, en tout cas, pas de suite.
Mais lui ? Il “atterri” après 9 mois dans le ventre de sa mère. Il ne comprend pas. On le prend, on le manipule, c’est nouveau, effrayant. Pour un B.A.B.I, tout est alors décuplé. Et si nous commençons par cela ? Se mettre à sa place ? Il n’a rien demandé, il ne comprend pas. Il se sent juste mal et à un grand besoin de vous. En se transposant à lui, vous avez toutes les chances d’y arriver, de comprendre, de l’accompagner, pour en faire l’être génial qu’il sera demain. Heureux, apaisé.
Il est l’heure de l’accepter tel qu’il est , avec ses peurs, son stress, en l'accompagnant. Voilà, la clé, sa clé. Répondre à ses besoins, c’est lui promettre la sécurité affective. Ne laissez jamais pleurer un enfant.
Vous n’en avez pas conscience mais il est en train de construire son avenir. Le réconfort que vous lui apportez est vital pour lui. Grâce à votre perception de ses multiples demandes, vous lui construisez une confiance intérieure puissante, pour le monde qu’il affrontera demain.
Oui certains bébés, que l’on laisse pleurer, finissent par cesser. Parce qu’il sont résolus, à ce monstrueux sentiment d’abandon. Là, est le danger.
Une chose à la fois, un jour à la fois. Vous en êtes capable, mais vous l’ignorez encore.
Barricadez-vous des remarques blessantes, bébé est dans sa bulle, allez-y avec lui. J’ai décidé de donner un caractère très personnel à cet article, qui me tient particulièrement à coeur afin de tenter, de vous indiquer, le chemin que j’ai pris. Je n’ai pas la prétention de dire que c’est LA méthode, car il n’y en a pas vraiment une pareille.
Article rédigé par Salma Cousyn
Je n’ai jamais cédé à la panique, même si, à ce jour, j'ignore encore comment nous avons traversé tout cela. Je pense que c’est dû, en partie, au fait que ce ne soit pas mon premier enfant. L'allaitement maternel à sans aucun doute une énorme place dans cette "victoire". Le mettre au sein l'appaisait tellement. Sachez, parents, que c’est naturel, d’avoir ce sentiment d’être dépassé, dans ce cas, demandez de l’aide. Nous sommes des humains et non des machines, mais ayez aussi confiance en vous, dans votre ressenti de parent, vous êtes l’expert de votre bébé.
En espérant que cela vous aidera dans cette parentalité inattendue. Inattendu ne rime pas avec impossible.
Par Salma
Une maman comme beaucoup d’autres...
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